« La zone de Ndangane mérite un reboisement pour y restaurer un cadre de vie agréable » Entretien avec Cheikh Ndao, Adjoint au maire de Kaolack

Cheikh Ndao

Cheikh Ndao est adjoint au maire de la commune de Kaolack.

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Extraits

La commune de Kaolack a un volume d’ordures de 120 tonnes par jour. C’est ce qui est ressorti du plan directeur d’assainissement (PDA). L’avènement d’une usine de valorisation des déchets  dans la région est salutaire. Nous appelons vivement à ce que ce projet soit réalisé car actuellement, nous jetons les ordures dans une décharge temporaire vers Mbadakhoune.

C’est une initiative très salutaire en sachant que la commune de Kaolack est à 350.000 habitants et que la ville augmente de taille de jour en jour. C’est en 2014 que nous avons fait les études sur le PDA, ce qui veut dire que la quantité de déchets a sans doute augmenté jusqu’à 130 voire 140 tonnes par jour.

Comment le programme zéro déchet est-il matérialisé dans les collectivités locales?

Nous saluons le programme zéro déchet de l’unité de coordination et de gestion des déchets (UCG). Son apport est bénéfique pour la communauté de Kaolack parce que les moyens dont disposent les collectivités locales ne sont pas suffisants. Sur fonds propres, nous avons quatre bennes tasseuses. L’UCG est venu en appoint avec beaucoup de matériel. Avec la loi votée à l’Assemblée nationale, une partie de la gestion des ordures est confiée à l’UCG et l’autre partie à la commune.

Nous saluons le programme zéro déchet de l’unité de coordination et de gestion des déchets (UCG). Son apport est bénéfique pour la communauté de Kaolack parce que les moyens dont disposent les collectivités locales ne sont pas suffisants

Le phénomène des dépôts sauvages d’ordures est également remarqué aux abattoirs de Ndangane. Comment réhabiliter un cadre de vie sain dans ce quartier ?

D’abord la nature des sols y joue. Cette zone est boueuse parce qu’il y a de l’argile. Les déchets plastiques pénètrent la filtration des terres. Le reboisement peut constituer une solution. Actuellement, nous sommes en train de construire une route qui permettra à la benne tasseuse et aux motocyclettes de passer par le quartier.

Quand il y a des inondations, les gens ont tendance à utiliser les ordures pour faire du remblayage. C’est très dangereux car les ordures retiennent l’eau et l’environnement devient boueux

Deuxièmement, il faut insister sur le volet sensibilisation. Quand il y a des inondations, les gens ont tendance à utiliser les ordures pour faire du remblayage. C’est très dangereux car les ordures retiennent l’eau et l’environnement devient boueux.

Existe-t-il aujourd’hui des solutions pour en finir avec les dépôts sauvages d’ordures sauvages?

La commune de Kaolack combat les dépôts sauvages d’ordures depuis plusieurs années. En 2014, nous avions éradiqué l’ensemble des dépôts sauvages aux sorties de la ville. Le problème c’est d’avoir un centre où jeter les ordures. C’est pour cela que l’idée d’un centre de valorisation des déchets est la bienvenue.

Quels sont les moyens dont la mairie de Kaolack dispose pour agir dans le domaine de l’aménagement du territoire et la protection du cadre de vie?

Dans le plan triennal d’investissement, la commune a investi 150 millions pour l’aménagement du territoire

Pour l’aménagement du territoire, nous nous basons sur le programme national établi par l’Agence nationale de l’aménagement du territoire qui est un document phare élaboré avec la collaboration de tout le monde. Concernant l’environnement, nous nous basons sur le programme directeur d’assainissement. Dans le plan triennal d’investissement, la commune a investi 150 millions pour l’aménagement du territoire.

Crédit photo: Thiey Dakar

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